La sortie, entre peur et soulagement
- InBtw_Coach

- 17 sept. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 sept. 2025
Il y a quelques jours, je me suis réveillée à l’hôpital.
Je ne savais pas pourquoi j’étais là. Le samedi s’était effacé de ma mémoire.
C’était dimanche, et je ne gardais qu’un souvenir fragmenté de mon vendredi, quand au samedi, il avait entièrement disparu de mon cerveau.
Ma jambe droite ne répondait plus à mes demandes. Mon bras droit, à peine mieux, je n'arrivais même pas à lever le coude.
Un tube sortait de mon crâne, relié à une fiole. Et ce mal de tête… comme si toute l’énergie de mon corps s’était concentrée là.
Trou de mémoire
Et pourtant, malgré ces constats, je n’avais pas peur. Pas ce jour-là.
Je ne me rappelai plus de rien. J'essayais de comprendre ce qui avait pu m'amener là.
Je flottais dans un lit trop grand, répondant machinalement aux questions :
« En quelle année sommes-nous ? Qui est le président ? Où sommes-nous ? Serrez mes mains… plus fort. »
J’avais fait un œdème sous-dural. Avec un INR en folie à 6, mon sang s'échappait dans mon crâne par quelques fragilités non dangereuses habituellement.
Mais là, le dilemme entre le coeur et le cerveau compliquait la tâche de l'équipe médicale, et dorénavant ma vie le serait encore plus.
Le juste équilibre entre une fluidité de sang pour éviter les thromboses pour mon coeur, mais pas trop pour éviter les fuites dans mon crâne. ☠
La sortie d'hôpital, entre peur de récidive et soulagement
Aujourd’hui, c’est différent.
Aujourd’hui, j’ai peur.
Parce que je sors. Parce que je quitte l’hôpital.
Je devrais me réjouir, non ?
Pourtant non.
Mon coeur fragilisé se serre.
Je sens le sol se dérober à nouveau.
Je rentre en hypervigilance, à l’affût du moindre vertige, du plus petit mal de tête.
Pas encore dehors et j'ai peur de la récidive.
Il me semble que c'est trop tôt.
Et en même temps… j’ai besoin de partir.
Partir de ce lieu qui soigne le corps, mais qui ne dit rien de l’après.
Fuir cette lumière trop blanche, cette odeur de désinfectant, ces voix qui passent sans s’arrêter.
Retrouver mon humanité, ma place dans ce monde.
Ils ne peuvent plus rien pour moi, ce n’est pas leur rôle !
Mais je ne suis pas encore « bien ».
Me voilà encore une fois dans l’entre-deux, à peine sortie des bras de la faucheuse.
Cet espace fragile où la peur et le soulagement se croisent sans se parler.
Là où l’on commence à réapprendre à vivre… si le déclic survient.
Dans le cas contraire, on peut rester coincé là, sans réussir à reprendre possession de sa vie.

L’aventure humaine de la reconstruction
C’est aussi là que je me tiens, quand je vous accompagne.
Je n'ai pas à chercher bien loin...
Je la connais par cœur, cette sensation.
Cette zone floue entre la sortie d’hôpital et le retour à soi.
Aux peurs qui s’entremêlent à l’envie de vivre, de crier, de rire.
Et vous ?
Quelles sont vos expériences ?
Où votre courage et vos peurs vous ont-ils amené ?
Reconstruire sa vie n’est pas une question médicale, mais une aventure humaine.
Et parfois, cette aventure commence par une conversation sincère.
✨ Envie d’aller plus loin dans ce chemin de reconstruction ?
Je propose des accompagnements personnalisés pour celles et ceux qui souhaitent se relever après une épreuve et de l'impact que cela a sur le reste de nos vies.
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